Première randonnée entre amis : par où commencer
C'est parti d'une phrase lancée à un apéro : « On devrait se faire une rando, un de ces quatre. »
Tout le monde a dit oui.
Et comme personne d'autre n'a levé le petit doigt, c'est vous qui organisez. (Félicitations.)
Bonne nouvelle : une première rando entre amis, ce n'est pas compliqué.
Il faut juste prendre les décisions dans le bon ordre : le parcours, la date, l'horaire, le rendez-vous, l'équipement.
1. Choisir une rando faite pour une première fois
L'erreur classique, c'est de choisir la rando qui vous fait rêver.
Gardez-la pour la troisième.
Pour la première, visez :
- 8 à 12 km, pas plus.
- 300 à 500 m de montée. Au-delà, la montée devient le seul sujet de conversation.
- Une boucle, pour retrouver les voitures sans organiser de navette.
- Moins d'1 h 30 de route depuis chez vous.
- Une récompense au milieu, ou à la fin : un lac, un sommet facile, un point de vue. Ou une bonne terrasse en bas, un bar ou un resto pour finir la journée. Un objectif fait avancer plus vite que n'importe quel discours de motivation. (Et pour certains de vos amis, la vraie rando, c'est la tarte aux myrtilles à l'arrivée.)
Pour estimer la durée, la règle habituelle : 4 km par heure sur le plat, plus une heure par tranche de 300 m de montée.
Ajoutez les pauses, les photos, et l'ami qui refait ses lacets toutes les vingt minutes.
Une rando annoncée à 3 h en prend souvent 4 en groupe.
Vous trouverez des parcours décrits et notés sur Visorando, Komoot ou les sites des parcs et des offices de tourisme.
Filtrez par niveau « facile » ou « moyen », et lisez les commentaires récents. (C'est là qu'on apprend que la passerelle est tombée en mars.)
2. Fixer la date, et prévoir un plan B
Ne demandez pas « vous êtes dispo quand ? ».
Vous recevrez huit réponses différentes et un « ça dépend ».
Proposez deux ou trois dates précises, avec une date limite pour répondre.
Puis tranchez : la date qui réunit le plus de monde gagne, même s'il manque quelqu'un. (Il viendra la prochaine fois. Et il y aura une prochaine fois.)
Regardez la météo deux jours avant, avec des prévisions montagne si vous montez en altitude.
Et gardez un plan B sous le coude : la même rando en plus court, ou une balade en forêt plus près.
Annoncer le plan B dès le départ, c'est aussi éviter le débat sur la pluie jusqu'à minuit la veille.
3. L'horaire : partir tôt, mais pas trop
Un départ de marche vers 9 h 30 ou 10 h convient à presque tout le monde.
Plus tôt, vous perdez les retardataires.
Plus tard, vous finissez à la frontale.
Comptez à rebours : l'heure de départ de la marche, moins le trajet, moins un quart d'heure de marge (il y a toujours quelqu'un qui cherche ses clés).
Vous avez l'heure du rendez-vous.
Et vérifiez l'heure du coucher du soleil.
En automne, elle avance vite : fin novembre, il fait nuit vers 17 h.
4. Le rendez-vous : un point précis, pas « là-bas »
« On se retrouve au parking » ne suffit pas.
Il y a toujours deux parkings.
Donnez :
- le nom exact du lieu, avec un lien vers la carte ;
- l'heure du rendez-vous, qui n'est pas celle du départ de la marche ;
- qui conduit, et qui monte avec qui.
Si vous partez en covoiturage, fixez un premier rendez-vous en ville, puis un second au départ de la rando.
Et parlez du partage des frais de route avant de partir : c'est plus simple à dire avant qu'à réclamer après.
5. L'équipement : une liste courte, envoyée tôt
Pour une première rando à la journée, pas besoin de matériel technique.
Mais certaines choses ne se négocient pas :
- des chaussures déjà portées, de rando ou des baskets qui accrochent bien. Jamais neuves le jour J (les ampoules ne pardonnent pas) ;
- 1,5 L d'eau par personne, plus s'il fait chaud (ou assurez-vous d'avoir des points de ravitaillement le long du parcours) ;
- le pique-nique et de quoi grignoter ;
- une couche chaude et un coupe-vent imperméable, même s'il fait beau au départ ;
- crème solaire, lunettes, casquette.
Pour le groupe, une seule fois : une petite trousse de secours, la trace téléchargée hors ligne sur au moins deux téléphones, une batterie externe.
Envoyez cette liste une semaine avant.
C'est le temps qu'il faut à celui qui n'a rien pour emprunter ou acheter.
6. Répartir les petites tâches
Une rando réussie, c'est aussi quelques tâches qui ne doivent pas toutes tomber sur vous :
- qui prend la trousse de secours ;
- qui conduit, et combien de places dans chaque voiture ;
- qui télécharge la trace ;
- qui apporte le goûter. (Tâche la plus demandée. Attribuez-la vite.)
Mettez un prénom sur chaque tâche.
« Quelqu'un prendra la trousse », ça veut dire que personne ne la prendra.
7. Le jour J : marcher au rythme du plus lent
- Mettez la personne la plus lente devant. C'est elle qui donne le rythme, et personne ne se retrouve seul 200 m derrière.
- Une pause courte toutes les heures, pour boire et manger un peu, avant d'avoir faim.
- Faire demi-tour n'est pas un échec. Si la météo tourne ou si quelqu'un a mal, on rentre. La montagne sera encore là le mois prochain.
- En cas d'urgence, un seul numéro à retenir : le 112.
Le récapitulatif à envoyer à vos amis
Une fois tout décidé, envoyez un seul message, complet.
On vous a fait le template pour envoyer par message à vos amis.
Remplacez les XXX, copiez, envoyez.
Tout le monde a les mêmes infos, au même endroit.
Et vous évitez de répondre dix fois à « on se retrouve où, déjà ? ».
(En théorie. En pratique, il y en aura quand même trois.)
Et si vous n'aviez pas à tout écrire ?
C'est exactement ce que fait Skiiv.
Vous collez le lien de votre parcours (Visorando, OpenRunner ou un fichier GPX), vous proposez vos dates, et la fiche de la rando est prête : rendez-vous, horaire, équipement, tâches.
Vos amis reçoivent un lien, cochent ce qu'ils ont et voient ce qui leur manque.
Même ceux qui n'y connaissent rien.
Votre compte est gratuit.
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